Haïti. Deux religieuses tuées à Mirebalais par des bandits

Deux religieuses de la communauté Sainte-Thérèse ont été tuées à Mirebalais par des membres des groupes criminels qui ont envahi la zone depuis le 31 mars 2025.

L’information est confirmée pour le journal par l’Archevêque métropolitain de Port-au-Prince Max Leroy Mésidor. 

« Hélas! c’est exact. Elles ont été executées par les bandits. Il s’agit de la sœur Evanette Onezaire et de la sœur Jeanne Voltaire », a révélé Monseigneur Mésidor au Nouvelliste.

« Elles travaillaient à l’École nationale de Mirebalais. Lundi soir, au moment des tirs, elles se sont réfugiées dans la maison du gardien de l’école, accompagnées d’une jeune fille. Des bandits sont entrés dans la maison et les ont fusillées. La jeune fille est sortie blessée », rapporte un autre contact.

Selon une autre source, les corps des victimes n’ont pas encore été récupérés. D’autres personnes qui accompagnaient les religieuses ont été aussi tuées, mais cette source, proche de l’église catholique, n’était pas en mesure d’en préciser le nombre.

La ville de Mirebalais est l’objet d’attaques armées de la coalition criminelle « Viv ansanm » depuis le lundi 31 mars. Les malfrats ont lancé un assaut contre le commissariat de la ville, la prison civile et des entreprises privées. Les assaillants ont provoqué l’évasion de 529 détenus. 

Au cours de cette attaque, on a enregistré plusieurs morts au sein de la population civile et dans le camp des bandits. Le délégué départemental du Centre Me Frédérique Occéan a confié au Nouvelliste, mercredi matin, que des corps en décomposition jonchent les rues de la ville qui est couverte d’une odeur immonde. Les autorités municipales sont aux abonnés absents et de nombreux résidents ont fui la ville.

L’escalade de la violence à Mirebalais « menace directement les activités de l’Hôpital universitaire de Mirebalais », mettant en danger la sécurité du personnel, des patients et la stabilité du système de santé déjà fragile, a expliqué sur Magik 9, mercredi 2 avril 2025, Dr Ralph Ternier, l’un des responsables de l’hôpital.

« Nous avons le sentiment qu’après trois jours d’affrontements, il se peut que les policiers soient épuisés. Nous ne voyons pas l’ombre d’une amélioration par rapport aux jours précédents. Nous redoutons que les forces de sécurité ne puissent plus tenir, ce qui affecterait l’HUM », a indiqué M. Ternier, précisant que le personnel sur place à l’HUM, comme les forces de l’ordre, commence à montrer des signes de fatigue et que des réflexions sont en cours pour évacuer les malades en soins intensifs.

Source : Le Nouvelliste

Lien : https://lenouvelliste.com/article/254840/deux-religieuses-tuees-a-mirebalais-par-des-bandits

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