Intégration politique, intégration économique, intégration culturelle… Les différentes dimensions de l’ancrage des Outre-mer dans leurs environnements respectifs relèvent à la fois de l’évidence et de la course d’obstacles.
Si la nécessité d’échanger avec ses voisins découle de la géographie, la concrétisation de ces politiques se heurte encore au poids de l’Histoire. Centralisme des institutions politiques nationales, pesanteur des flux de marchandises héritée d’une économie de comptoir, contentieux de souveraineté issus de la période coloniale, les obstacles à la coopération et l’intégration régionale des Outre-mer demeurent solides.
À l’heure de la remise en cause d’une mondialisation basée sur le libre-échange et tandis que les enjeux de défense reviennent au premier plan, le modèle de développement des territoires français des trois bassins Atlantique, Indien et Pacifique doit être repensé. C’est le constat que dressent – chacun à sa manière – élus, décideurs économiques, acteurs culturels et sociaux.
Annick Pétrus, Georges Patient… participent au débat
Comment tirer parti de l’appartenance – ou pas – à l’Union européenne selon les territoires sans être désavantagé par des normes inadaptées ou privé des fonds réservés aux régions ultrapériphériques ?
Comment renforcer les liens culturels entre les populations des DROM-COM et leurs voisins à la fois si proches et si lointains ? Comment développer une diplomatie de proximité sans déclencher une querelle de légitimité entre les exécutifs locaux et le Quai d’Orsay ?
Plusieurs invités, dont Annick Pétrus, sénatrice de Saint-Martin, Georges Patient, sénateur de Guyane, Ivan Odonnat, président de l’Institut d’émission des départements d’Outre-mer (IEDOM-IEOM) participeront au débat animé par Siti Daroussi dans Outre-Mer, et si on bougeait les lignes ?
Mercredi 2 avril, à 22 h 20, sur Guadeloupe La 1e