En réponse aux différentes prises de positions médiatiques récentes, le préfet rappelle que la décision de la suspension immédiate de toute activité de la Société Antillaise Des Granulats (SADG) a été prise par le tribunal judiciaire de Basse-Terre.
« Nul ne saurait aller à l’encontre d’une décision de justice qui s’impose à tous, y compris aux services de l’État, et ne peut être contestée que par les voies de droits communes », indique-t-il.
Il rappelle : « Les services de l’État sont, depuis le 3 décembre, date de l’effondrement partiel de la carrière, pleinement mobilisés. L’action de l’État vise d’une part à assurer la sécurité des personnes, les employés de la carrière mais aussi les riverains des propriétés voisines qui ont subi cet effondrement, et d’autre part à permettre la reprise d’activité dans des conditions de sécurité garantie dans les plus brefs délais. »
Dans cette perspective, le préfet a demandé, par la voie d’un arrêté en date du 2 janvier 2025, à la société exploitant la carrière de présenter tous les éléments techniques nécessaires pour une reprise d’activité.
« Pleinement conscient de l’impact sur l’activité du territoire, le préfet a mobilisé les services compétents (SGAR, DEETS, DRFIP) pour mettre en place au profit de la carrière et des entreprises qui dépendent de son activité, des mesures de soutien économique (activité partielle, commission de soutien financier…).
En lien avec le président du conseil régional, le préfet a également réuni les acteurs du monde socioéconomique pour explorer toutes les pistes permettant l’approvisionnement des matériaux qui font aujourd’hui défaut.
A ce stade, les expertises se poursuivent et l’expert judiciaire rendra son avis au tribunal sur les conditions d’une possible reprise d’activité dans les jours à venir », dit-il.